Pourquoi je ne médite pas !

C’est complètement faux.
J’ai menti.
Je médite !
Quotidiennement (ou presque).

La véritable question, c’est n’est pas de savoir si je médite, mais plutôt de savoir pourquoi vous avez cliqué sur un tel titre ?
Seriez-vous par hasard à la recherche d’une bonne excuse pour éviter de méditer ?
Tout le monde connait les bénéfices de la méditation.
Alors, pourquoi votre cerveau s’obstine-t-il à vous mettre des batons dans les roues ?

Essayer, puis arrêter

Lorsque l’on souffre d’une pathologie chronique, on suit souvent ces 3 grandes étapes :

  1. On va de médecins en médecin, jusqu’à ne plus croire en eux
  2. On se rabat sur des solutions alternatives, que l’on essaye avec enthousiasme et espoir, mais que l’on fini par abandonner
  3. On est perdu face à la quantité de solutions qui existent sur internet, la confusion s’installe, et on patauge sur place
bonhomme triste

Cela vous semble familier ?
Alors continuez de lire, car je pense qu’il y a une faille en nous, et qu’elle pourrait être responsable de notre échec.

Vouloir des résultats rapides

Sauf exceptions, la majorités des pathologies chroniques se sont mises en place avec le temps, souvent très lentement, par la surcharge (métaux lourds, toxines) ou le dérèglement (pesticides et autres perturbateurs endocriniens) de notre métabolisme. Ce dernier ne peut alors plus lutter comme il se doit contre les constantes attaques de virus, de bactéries ou encore de parasites. Ensuite, toutes sortes de pathologies s’installent, accompagnées de symptômes qui ne sont jamais très clairs…

Donc : notre corps s’est retrouvé surchargé après des mois voire des années d’exposition, et l’on voudrait aller mieux en une semaine ?
Parce qu’on n’a pas le temps / pas l’envie de s’en occuper ?
Parce qu’il « faut » qu’on aille mieux ?

Une amélioration trop rapide est bien souvent suivie d’une rechute.
Parce que le corps a besoin de temps pour retrouver son équilibre.

Beaucoup de solutions n’en sont pas : prendre du café, par exemple, c’est refuser au corps le repos dont il a besoin.

Sans repos, nulle guérison.

Au contraire, on va continuer à puiser dans une énergie que l’on n’a pas, et accumuler les dettes.
On s’oppose ainsi aux besoins naturels du corps.

Pourquoi réagit-on donc comme ça ?
Parce que la société (ou l’idée que l’on s’en fait) cherche constamment à nous faire croire que nous n’avons pas le droit d’être fatigué.
Car les fatigués, on les rejette !
Et parce que la société cherche constamment à nous faire croire qu’il existe toujours une solution miracle à nos problèmes :

  • Surpoids ? suivez ce régime sans effort et très rapide !
  • Pas le temps de cuisiner ? décongelez ou commandez !
  • Vous n’arrivez pas à dormir ? prenez un somnifère !
  • Mal au ventre ? voici un médicament qui soulage !
  • Mauvaises odeurs ? pas la peine d’aérer, un coup d’aérosol suffit !
  • Besoin d’argent ? prenez un crédit !
  • Une maladie ? prenez des antibiotiques et vous serez rapidement sur pieds !
medecin content - comic

Bref, ce ne sont pas les pièges qui manquent… et la tentation est grande !
Mais avec un peu de recul, il y a peut-être de meilleurs moyens de prendre soin de nous.

Le gros problème avec tout ça, c’est que même quand on utilise des pratiques « louables », telles que la méditation, l’exercice ou encore l’alimentation, on s’attend une fois encore à obtenir des résultats rapides.
Et comme le corps, lui, a besoin de temps, on s’impatiente et on s’invente des excuses pour abandonner prématurément.

Alors bon, on fait quoi ?

On arrête tout !

Au bout d’un moment, il faut arrêter de s’éparpiller.
Il faut se rendre à l’évidence : cette phase où l’on a voulu tout essayer n’a pas porté ses fruits.

Alors on se calme.
On prend du recul, et on voit les choses en face : il va falloir changer son approche, en s’armant de temps et de patience.
Se reconstruire, ça prend du temps.
Et c’est souvent quelque chose que l’on refuse d’entendre.
Se l’admettre, avec sincérité, est probablement le plus grand pas en avant que l’on puisse faire.

À partir de là, on peut arrêter de chercher la pilule miracle.
Elle existe pourtant peut-être, cette pilule miracle.
Je ne dis pas le contraire.
Surtout que la science évolue à une vitesse incroyable.
Ce que je cherche à vous faire comprendre, c’est qu’il y a toutes les chances pour qu’il soit plus rapide de s’armer de patience et faire quelque chose lentement et correctement, plutôt que de chercher le miracle en s’agitant dans tous les sens mais en n’accomplissant rien.
Projetez-vous dans 1 an, ou même 5 ans !
Serez-vous fiers du chemin que vous aurez parcouru ?

C’est clairement l’histoire du lièvre et de la tortue.

dessin de vieux

On fait le point

Posez-vous les bonne questions :

  • ai-je médité régulièrement ?
  • ai-je véritablement amélioré mon alimentation ?
  • ai-je fait tout pour éviter la sédentarité ? (exercices / marche / yoga / chi gong)
  • ai-je tout fait pour me préserver des écrans et de leur effet néfaste sur mon humeur et mon sommeil ?
  • ai-je arrêté toutes les sources de caféine ? (café, décaféine, thé, chocolat)
  • etc.

Prenez le temps de vous interroger vraiment.

personnage dubitatif - comic

En fait, il se passe un phénomène tout à fait naturel, et dont je suis également souvent victime : on tombe dans le collectionnisme.
On fait un petit essai, puis on arrête.
Puis on essaye autre chose, et on arrête encore.
Des fois ça marche un peu, des fois non, mais on fini toujours par arrêter !

Pourquoi donc ?

Et bien parce qu’il ne suffit pas de savoir pour faire : il ne suffit pas de savoir que la méditation est bénéfique pour la pratiquer !
Parce que notre cerveau, lorsqu’il est fatigué, est très feignant.

Vous voyez où je veux en venir ?
Le problème s’est déplacé : avant, on ne savait pas quoi faire.
Et maintenant, on sait quoi faire mais on ne le fait pas.
Avec souvent des excuses assez bancales pour se déculpabiliser.

On connait tellement de choses, mais on ne sait pas vraiment les faire.

Il nous manque donc les compétences nécessaires afin de réussir à pratiquer cette méditation (ou autre pratique) régulièrement et sur du long terme.
C’est en fait là que se situe le plus gros travail : passer de la théorie à la pratique.
Pas juste une semaine ou un mois.
Une pratique solide et durable.

Alors, comment on fait ?

Au lieu de continuer à chercher quoi faire, on se met à rechercher « comment réussir à le faire ». Et là, il n’y a pas de solution universelle. Certaines approches vont vous convenir mieux que d’autres.

Votre but est que la pratique que vous avez choisis (méditation ou autre) devienne intégrée à vos routines quotidiennes. Une routine étant une suite de choses que l’on fait de façon automatique et qui ne nous demande pas d’efforts.

Par exemple :

  • prendre un petit déjeuné
  • prendre une douche
  • s’habiller
  • se brosser les dents
  • sortir le chien
  • faire la vaisselle
  • lire les infos
  • prendre un café
  • fumer une cigarette
dessin : une bonne douche

Accrocher une pratique à une routine existante

Je crois que nous sommes tous d’accord pour dire que l’approche « je méditerai 10 minutes par jours » ne fonctionne que quelques jours, avant de s’essouffler bien vite. En effet, quand l’affirmation est trop vague, le cerveau trouve toujours un moyen de s’en détourner.

Afin d’intégrer une nouvelle habitude parmi votre routine quotidienne, une solution solide serait de faire un lien direct entre cette pratique et une routine existante.

Donc juste avant, ou juste après.
Par exemple :

  • méditer 10 min chaque soir après s’être brossé les dents
  • faire du chi gong 5 min chaque matin en sortant du lit
  • faire un exercice de respiration à chaque fois que l’on promène le chien

Au début, ce sera difficile, car justement, ce ne sera pas encore automatique. Mais avec le temps, vous ne vous poserez plus la question !
(cela peut prendre plusieurs semaines, voire mois)

Utiliser la technologie

Une autre approche qui peut fonctionner, c’est d’utiliser un simple réveil :

  • tous les jours, je m’engage à méditer 10 minutes à 19:30

Mais attention, cette approche est plus fragile car on se trouve rapidement des excuses : « aujourd’hui ça tombe au mauvais moment parce que ceci cela… »

Une alternative plus robuste pourrait être d’utiliser une application (sur votre téléphone) qui vous coach et vous relance quand vous oubliez. Cela peut fonctionner à condition de le faire sérieusement et de ne pas trop facilement déprioriser votre nouvelle pratique.
De plus, certaines applications vous encouragent et vous félicitent lorsque vous êtes assidus, ce qui peut être un facteur de réussite supplémentaire.

Regarder les choses en face

On sait qu’il faut évacuer le stress chronique s’il on veut guérir, mais on préfère regarder la télé.
On sait que l’on devrait essayer d’arrêter le café, mais on se persuade qu’on en a besoin pour tenir (surtout aujourd’hui !).
On sait que l’on devrait méditer tous les jours, mais on croit que l’on manque de temps.
On sait qu’être assis toute la journée est extrêmement nocif, mais on se persuade que l’on n’a pas d’autre choix.

Au final, on sait beaucoup de choses… qui ne nous servent à rien.
On ferait peut-être mieux d’en savoir moins, mais en le faisant mieux.

Décider de voir enfin les choses en face, c’est admettre qu’il est peut-être temps de mettre véritablement en pratique toutes ces choses que l’on sait.
Sortir de sa zone de confiance.
Et avancer.

bonhomme content - dessin

N’hésitez pas à me laisser un petit mot dans les commentaires ci-dessous, je vous lirai avec plaisir !

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13 réflexions sur « Pourquoi je ne médite pas ! »

  1. Oui mais des fois, on se donne du mal et même au bout de plusieurs mois, on ne constate pas vraiment d’effets marquants… Moi qui adorais le café, j’ai arrêté depuis le mois de novembre mais je ne suis vraiment pas sûre que ça ait eu un effet, ou alors, je ne l’ai pas remarqué parce qu’il était trop minime. Je fais aussi de la cohérence cardiaque quasi chaque jour depuis plusieurs mois, tout comme j’ai bien suivi jour après jour ma luminothérapie tout l’hiver et… franchement, je ne sais pas s’il y a eu un effet 🙁 C’est décourageant.

    1. Alors déjà… chapeau !! Ce n’est pas tout le monde qui fait preuve d’une telle assiduité !
      Si quelque chose ne marche pas pendant plusieurs mois, ça pourrait avoir du sens de laisser tomber et essayer autre chose.

  2. Comme je me reconnais dans ce déroulé. Au sortir d’une « soi disant maladie de lyme », convertie en epstein barr, j’erre de protocole en protocole et effectivement je ne fais pas l’essentiel, être à l’écoute de mon corps et le stress devient chronophage!!! chasser les bactéries, les métaux lourds, remonter l’immunité à grand renfort de pilule est un leurre. Merci pour vos articles dont je suis friande. A bientôt pour une prochaine lecture. Laure

    1. vous pouvez faire le test du docteur Horowitz sur internet pour savoir si c’est lyme… et ensuite trouver un vrai doc lyme… c’est ça le plus dur. Les lymés sont souvent positifs a EBV , ou classés en fibromyalgie ou fatigue chronique… le test Elisa sanguin n’étant pas fiable. Je suis lymée aussi, découvert après un an d’érrance médicale inadmissible. Bonne soirée !

  3. Salut Stéphane,
    Super article et approche rationnelle. En effet, pour avoir expérimenté une nouvelle pratique « spirituelle », ex. la méditation, il faut sortir de sa zone de confort coûte que coûte. Créer cette nouvelle habitude qui deviendra après un réel plaisir. Pour ma part, j’ai choisi ma pratique, celle qui va me procurer du bien-être, qui m’ apaise, dans laquelle je me sens bien etc. tout simplement. Dans le cas de nos maladies chroniques, à force d’avoir connu des symptômes difficiles on se coupe du corps et on sollicite +++ le mental et on a du mal à se reconnecter à nos sensations (ex. de la méditation où il faut se reconnecter à ses sensations corporelles) … Donc, ça peut prendre du temps, mais pour moi, que des bienfaits (douleurs, stress, immunité etc.)!! Et je ne pense pas qu’il y ait des contre-indications !!! A bientôt!

      1. Merci Stéphane! Je te souhaite de trouver ta pratique quotidienne pour ton ressourcement, de persévérer et d’en voir ensuite les bienfaits!

  4. Bonjour Stéphane,
    Ah oui quel bel article ! Tout est bien dit ! Pourquoi on ne le fait pas ?? Mais petit à petit, et oui, c’est long!, il reste quelques bonnes résolutions qui s’intègrent au final dans notre quotidien, heureusement…

  5. Je me reconnais pas mal dans cet article. EHS avec métaux lourds et une borellia qui n’est pas censé existé en France mais qui me donnait des douleurs atroces aux mains j’ai pas mal galéré pour améliorer ma santé. Je me suis intéressée à l’énergétique, au qi gong et aussi à la méditation. Pour ce dernier mon cerveau a beaucoup de mal à décrocher en plus qu’il lui est apparemment impossible de visualiser ce qui complique la donne. Je me suis donc découragée. Même si je suis toujours EHS, j’ai amélioré mon microbiote grace à des plantes et des traitements homéopathiques et je continue de prendre un détoxifiant (enfin quand j’y pense…). C’est vrai que ça devient lassant à la longue cette bataille pour aller mieux. Une chose par contre fait beaucoup de bien c’est de mettre sur son matelas un drap de terre et de bien entendu le relier aussi à la terre mais attention pour cela il faut absolument avoir une résistance correct si possible inférieure à 10 ohms ce qui est normalement le cas pour les immeubles (enfin les plus récents) mais pas toujours pour les maisons surtout en ville (voir http://www.nexus.fr/magazine/numero-132). On en trouve plus facilement maintenant même si certains site le font très cher !!!! Je vais essayer de me remettre à la méditation en perséverant cette fois çi. Merci.

    1. Chère Véronique,
      Je viens de voir votre commentaire et me permets d’y apporter quelques éléments de mon modeste cheminement vers une meilleure santé (globale). Quelques exercices de méditation, marche consciente et même marche pieds-nus tous les jours depuis 5 mois (merci pour le lien du dernier Nexus, top!) me procurent un formidable mieux-être. Mais pourquoi et comment? Grâce à la ***persévérance**** (ce mot de vocabulaire n’est malheureusement plus utilisé de nos jours…). Chaque jour, il faut se rappeler nos bonnes motivations, se dire qu’on est capable de progresser, de se relier aux éléments naturels. Pour moi, c’est une des clés (majeures) de mon changement et la voie vers une nouvelle récupération: mes douleurs et mon électro-hypersensibilité ont diminué: je n’ose même pas l’écrire ….. Mais le résultat en vaut bien l’effort malgré le temps et l’application requis. Je parle de mon vécu… au bout de 8 ans de douleurs (soit de nombreuses années), j’amorce une nouvelle voie, mais qui reste à consolider toujours et encore. Je vous souhaite de bonnes pratiques de santé.

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