Sans gluten, sans lactose… est-ce que ça vaut bien le coup ?

Les « régimes SANS » fourmillent sur internet depuis déjà bien longtemps. Les « gens qui savent » en rigolent, beaucoup s’interrogent… mais finalement, nombreux sont ceux qui n’osent pas franchir le pas. Il est vrai que si l’on enlève le gluten et les produits laitiers à la cuisine française, il ne reste plus grand chose…

dessin : lapin et carotte
La carotte est un aliment certifié sans gluten ni produits laitiers.

Les régimes « sans » : est-ce une perte de temps ?

Commençons par le commencement.
Beaucoup de gens dénoncent une « mode » du sans gluten et du sans lactose, et dénigrent ces pratiques. Je pense simplement que ces personnes sont très attachées à leurs petites habitudes alimentaires et que leur moquerie ne fait que traduire une peur enfouie… Mais le but de cet article n’est pas de psychanalyser ces gens là, alors continuons avant que je m’égare sur ce sujet pourtant fascinant.

D’autres souffrent de pathologies chroniques et de problèmes de digestion. Et après une longue errance sans amélioration, ils tiennent un tout autre discours !
Quand on est au pied du mur, un simple régime « sans gluten » n’e paraît pas si’a plus rien d’effrayant.

fatigué au lit - comic

Alors que nombreux se mettent à penser « Arrêter pain, pizzas, yaourts, fromages, pâtes… quelle monde triste ! », moi je pense plutôt :
« Imaginez ! Et s’il suffisait de ce petit changement pour aller beaucoup mieux ? ! »

La majorité des personnes que je connais préféreraient vendre leur âme au diable plutôt que d’arrêter le gluten ou les produits laitiers.

Pour moi, il serait stupide de ne pas essayer !
(même pour les personnes en soi-disant bonne santé !)

Mon expérience

J’ai essayé ces régimes « sans » et voici les résultats de mes expériences.

bonhomme content - dessin

Mais avant toute chose : chaque personne est différente. N’allez pas croire que mes résultats sont transposables. Il vous faut expérimenter par vous même !
Pas d’alternative possible !

Le produits laitiers

Après un bon mois de table rase (= sans produits laitiers ni gluten), j’ai décidé de réintroduire les produits laitiers en premier.

Le lait ne m’intéressant pas vraiment, j’ai expérimenté avec des yaourts. J’ai pu constater que leur effet est modéré, mais pas nul : ils me provoquent des gaz.

Ce n’est pas un effet secondaire handicapant, mais il pourrait traduire une légère intolérance.

Le gluten

J’ai ensuite arrêté les produits laitiers pendant 3 ou 4 jours avant de m’attaquer au gluten.

Il est amusant de se rendre alors compte que consommer du gluten sans produits laitiers ce n’est pas si simple : pas de beurre sur le pain, pas de fromage dans les pâtes, pas de beurre pour la pâte brisée, etc.

Les résultats pour le gluten sont plus marqués :

  • le gluten me provoque de légères douleurs digestives dans l’abdomen au niveau du colon transverse. Rien d’intolérable, mais quand on y prête attention, elles sont bien là !
  • Brain fog : mes problèmes de concentration et de mémoire ne disparaissent pas complètement quand je fais table rase, mais ce qui est certain c’est que le gluten aggrave les choses !
  • plus je consomme de gluten, et plus j’ai envie de manger tout et n’importe quoi (et notamment des produits mauvais pour ma santé). Comme si cette molécule faisait sauter mes lignes de défenses contre la malbouffe, en créant une certaine addiction.

Concentration, mémoire et addictions… il est aujourd’hui évident pour moi que je dois rester loin du gluten pour le bien être de mon cerveau.
(… et celui de mon système digestif !)

personnage dubitatif - comic

LA viande

La viande est un invité surprise. Elle ne faisait pas partie de l’expérience mais j’ai pourtant pu constater qu’elle provoquait chez moi un phénomène assez régulier : quand je consomme de la viande, j’ai toujours plus chaud dans la nuit qui suit !

Je pense donc que la viande provoque chez moi une sorte d’inflammation. Autant je considère qu’une inflammation aiguë n’est pas un problème, autant une inflammation chronique est clairement reconnue comme délétère. D’où l’importance pour moi de ne pas consommer de la viande quotidiennement.

Je continue cependant de manger de la viande environ 1 fois par semaine, car je pense qu’elle m’apporte de nombreux nutriments dont mon corps à besoin.

De plus, je pratique un jeûne intermittent (pas de petit déjeuné), ce qui possède une légère action anti-inflammatoire.

Comment (bien) faire ?

C’est à vous d’essayer !
Si si !

J’ai pendant longtemps fait des petites expériences sans gluten et sans lactose. Et quand je dis longtemps, ça se compte en années ! Le problème, c’est que c’était toujours un peu brouillon : périodes trop courtes, arrêt de l’un mais pas de l’autre, voire l’alcool qui se met de la partie… au final, je n’y voyais pas grand chose.

Faire table rase

J’ai donc décidé de faire table rase : il faut faire les choses correctement !
Sinon ça ne sert à rien…

nettoyage avec un sceau et un balai - comic

Je commence par 1 mois sans gluten ni produits laitiers. Je crée alors un point de repère solide, à partir duquel je vais pouvoir expérimenter.

Note : il n’est pas question pour moi de boire du lait sans lactose ou encore du pain sans gluten bourrés d’additifs. Restons loins des produits transformés.

Note 2 : si vous savez par exemple que le chou vous pose problème, c’est à vous d’adapter votre point de départ.

Au final, ce n’était pas si dur.

Ce que j’ai fait pour y arriver, c’est que j’ai changé de continent : je me suis inspiré du monde asiatique. A quelques exceptions près, en Asie, on mange surtout du riz et des légumes, voire un petit peu de viande. J’ajoute à cela les fruits qui n’ont rien fait de mal, et le tour est joué :

  • Fruits
  • Légumes
  • Riz
  • Viande (occasionnellement)

L’astuce est simple : au lieu de vous concentrer sur ce que vous NE POUVEZ PAS manger, concentrez vous sur ce que vous POUVEZ manger. C’est beaucoup plus agréable et beaucoup moins frustrant. Vous aurez alors moins besoin de résister aux tentations, ce qui nous épuise profondément.

Note importante : le sucre ajouté et l’alcool ne faisaient pas non plus partie de la fête. Et aussi peu de produits transformés que possible.

Prévenir son entourage

À moins que vous ne viviez en Hermite, il va falloir prévenir votre entourage.

En effet, votre famille, vos amis ou même vos collègues peuvent vite se transformer en votre pire ennemi. Informez-les de votre démarche et demandez-leur de vous soutenir.
C’est très important.

personnes contentes - comic

Si vous mangez du riz et du chou pendant que votre conjoint embaume la pièce avec une pizza 4 fromages, votre expérience risque de virer au cauchemar ! Proposez des plats qui puissent plaire à votre famille avant que l’on ne vous serve une assiette de pâtes au fromage.

Cette partie est vraiment critique, mais je pense que vous l’aurez compris, alors on continue !

La réintroduction

Cela pourrait sembler trivial : on mange un truc qui contient du gluten, et on verra bien ce qu’il se passe !

Oui… mais non !

En fait, il y a plusieurs pièges à éviter :

  • Ce n’est souvent pas directement le soir ou la nuit même que le problème digestif se manifeste. Pour moi, c’est généralement la nuit d’après (donc une 30aine d’heures après ingestion). Il faut le temps que le bol alimentaire parvienne et colon et que ce dernier (qui n’est pas un grand rapide) réagisse.
    Si vous mangez des pâtes le soir et que la nuit se passe bien… gardez-vous bien d’une conclusion hâtive !
    • Et pour ce qui est des problèmes de brain fog, c’était encore plus long !
  • Il faut consommer une quantité assez grande pour que les effets soit clairement observables : je mange par exemple un yaourt le midi et un autre le soir pour être sûr que l’effet soit suffisamment important et que je puisse bien le ressentir et l’identifier
  • Et enfin, il faut absolument ne réintroduire qu’un seul élément à la fois ! Ça peut paraître évident, mais les pièges sont partout :
    • Tartines beurrées
    • Pâte brisée
    • Pizza
    • Pâtes au fromage
    • Plateau de fromage… sans pain ? !
ne se sent pas très bien - comic

De plus, tous les produits ne se valent pas : le lait et le fromage n’auront peut-être pas le même effet sur votre système digestif. Notamment parce que le fromage est une transformation du produit initial : sa composition est donc différente (par exemple il contient moins de lactose).

Autre exemple : un pain de seigle sera généralement mieux digéré qu’un pain blanc.

Alors comment s’y retrouver ?
Vous ne pouvez pas tout savoir ! Le plus simple est de faire vos expériences sur les produits que vous mangez le plus souvent. Ceux que vous aimez et qui sont vos repères. Puis expérimentez progressivement à partir de là.

Que faut-il observer ?

Les désagréments provoqués par la réintroduction ne sont pas toujours évident à remarquer.

Voici donc une liste (non exhaustive) pour vous aider à observer votre corps :

  • douleurs digestives
  • gaz / ballonnements
  • diarrhées
  • respiration plus rapide
  • battements du cœur plus rapide
  • fatigue
  • envie de manger n’importe quoi
  • problèmes de mémoire ou de concentration (indécision)
  • sensation de chaud inhabituelle
  • exacerbation de vos problèmes existants (douleurs, arthrose etc.)
  • stress inexpliqué
  • changements d’humeur, irritabilité

Petit mot de la fin

stéphane à la plage

Un petit écart ponctuel n’est probablement pas la fin du monde. Ce qui compte, c’est ce que l’on mange au quotidien. Je pense que c’est notamment l’accumulation quotidienne de ces produits qui encrassent mon système et le fatiguent.

Mais pour le savoir, encore faut-il faire le test !

Je suis très content de l’avoir fait.

S’ils ne sont pas encore complètement éliminés de ma consommation, gluten et produits laitiers sont évités lorsque c’est possible.

J’ai souhaité partager ici mon expérience dans le but de vous convaincre de faire la même chose. Chacun réagit différemment et vous ne pouvez vous reposer aveuglement sur mes observations !

route inconnue - comic
Quelles seront vos conclusions ? !

Si vous avez déjà fait quelques expériences du même genre, je vous invite à les partager dans les commentaires ci-dessous. Je vous lirai avec plaisir !

Bon courage !

Partagez si vous aimez !

5 réflexions sur « Sans gluten, sans lactose… est-ce que ça vaut bien le coup ? »

  1. Merci Stéphane pour ton très chouette article, encore une fois!
    Personnellement, ça fait plusieurs années que je mange sans gluten ni produits laitiers et j’ai amélioré un nombre considérable de symptômes à noter des plus gênants et douloureux: les micro fissures anales saignantes! MMMhm! 😀

    Ca, ajouté à l’exclusion des sucres (hyperinflammatoire) autres que les fruits, quand il m’arrive de faire un écart tous les 6 mois environ (oui, je suis très persévérante), les fissures reviennent assez rapidement. Donc je persévère encore.

    Mais quels bénéfices que ces exclusions alimentaires!! Idem, exit le brouillard mental, les ballonnements, les tiraillements intestinaux, la fatigue chronique, sans compter les asthénies, douleurs, troubles de la mémoire et autres symptômes invalidants! Evidemment, ça s’inscrit dans une démarche globale: dormir autant que j’en ai besoin, et de préférence en me couchant tôt, de réguliers jeûnes intermittents, boire beaucoup d’eau, ne manger que des produits bons et sains, avec le protocole Cutler de désintoxication de métaux toxiques surtout (encore des améliorations à chaque cycle de traitement après 2 ans de chélation!!), … Il faut dire, je revient du bout de ma vie, avec des problèmes qui se sont accrus depuis l’age de 10 ans jusqu’à mes 38ans (j’avais notamment 12 amalgames dentaires, et déposes non sécurisées qui avaient accrus les symptômes).

    A présent, j’en ai 41 et je me sens rajeunir, je ne me rappelle pas avoir eu une aussi belle énergie depuis l’école primaire, et c’est peut être encore mieux!! Le lever était toujours une extraction pénible du lit plutôt qu’un lever dynamique! Quel bonheur de (re)découvrir la vraie vie!!

    Bon courage à vous, quelles que soient vos expériences!! Le principal est de vous réapproprier votre santé avec des techniques qui vous conviennent et d’arrêter de la déléguer à des « spécialistes », avec ou sans blouse blanche. Vous êtes votre premier médecin, à passer 24h/24 avec vous-même, à pouvoir vous observer et vous connaitre.

    Encore merci, Stéphane, pour ton magnifique blog tellement riche!

    1. Mathilde c’est absolument génial je vous félicite pour votre courage et vous remercie pour le partage de votre expérience qui nous redonne espoir !

  2. Bonjour Stéphane
    Merci pour cet article qui m’a bien parlé.
    Je suis dans aucun produit laitier depuis presque trois mois et c une sacrée expérience mais je suis fière déjà de ma volonté!!
    Pas du tout évident en France en effet.
    Hier buffet pour une réunion, sur les 20 plats présents je n’ai pu manger que le taboulé !
    Et ouf je mange un peu de gluten sinon je ne mangeais rien. Hehe
    Et hier aussi je téléphone au meilleur restaurant de ma ville qui est local bio et gastronomique et je leur demande s’il est possible de venir manger chez eux si je suis sans produit laitier et la dame me répond que le blé et le lait sont très présents dans leur cuisine!
    C fou qu’on en soir encore la surtout dans un tel endroit! Même pas un plat ??
    Bref..sacrée expérience
    Sinon juste petit rebond sur le jeune intermittent, une sage femme me conseillait de changer le moment du jeune intermittent pour surprendre le corps sinon il s’habitue et ne fait plus de nettoyage.
    Genre une semaine le matin puis la semaine d’après tu sautes un ou des soirs
    Bonne journée
    Stefanie

  3. Stéphane,
    Vos blogs sont une réelle source d’informations et de motivation pour moi. Partage sans jugement, observations. Je suis à zéro produits laitiers (quel que soit l’animal ou le produit !) zéro gluten depuis le 3 aout donc 4 mois. Je m’autorise maximum deux écarts par semaine. Un écart une fois qu’il est commencé peut être important, le processus inflammatoire étant engagé de toutes façons même avec une petite quantité. Un écart = sur un seul repas. J’ajoute quelques jeunes intermittents du soir quand j’ai le courage. J’ai supprimé la viande le soir. Si pas de jeune, alors juste des légumes.
    Mais alors tu ne manges plus rien ??? Bien sûr que si, « je mange absolument de tout, sauf du gluten et des produits laitiers ! » hahaha.
    Résultats : plus de douleurs et brouillard mental presque disparu.
    Quand je lis votre blog et le commentaire de Mathilde, je m’y retrouve donc. J’aurais aimé essayer le protocole Cutler car j’ai bien des métaux lourds (j’ai fait des chélations intra veineuses il y a 4 ans mais je pense qu’elles m’ont encore plus mise à mal en déplaçant les métaux sans les évacuer…). Mais avant de le commencer celui de Cutler il faut une sacrée motivation !
    L’exemple de Mathilde montre qu’on peut revivre (ou vivre tout simplement) après des décennies de difficultés. C’est vraiment encourageant.
    Merci à vous tous,
    Nathalie.

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