Le diabète, ça concerne tout le monde

diabète de type 2 inversé - comic

Selon un rapport mondial de l’OMS1 :

Le diabète a fait 1,5 million de morts en 2012.

Une glycémie supérieure à la normale a été responsable de 2,2 millions de décès supplémentaires en raison du risque accru de maladies cardiovasculaires et d’autres maladies, soit au total 3,7 millions de décès liés à la glycémie en 2012.

Un grand nombre de ces décès (43%) surviennent avant l’âge de 70 ans.

En 2014, 422 millions de personnes dans le monde étaient diabétiques – la prévalence dans la population adulte étant de 8,5%.

La prévalence du diabète a régulièrement augmenté ces trois dernières décennies et elle progresse plus rapidement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Les facteurs de risque associés comme le surpoids et l’obésité sont en hausse.

Le diabète est une importante cause de cécité, d’insuffisance rénale, d’amputation des membres inférieurs et d’autres conséquences à long terme qui affectent sérieusement la qualité de vie.

Alors que les causes du diabète de type 1 ne sont pas encore bien comprises, les facteurs de risques du diabète de type 2 sont eux bien connus :

  • surpoids et obésité
  • mauvaise alimentation
  • sédentarité
  • tabagisme

Le diabète de type 2 est bien connu, mais rarement diagnostiqué. Il touche de plus en plus fréquemment les enfants et les jeunes. Il peut être évité ou même soigné. Pour comprendre comment, j’ai décidé de m’intéresser aux mécanismes du diabète.

Pour mieux comprendre la suite, il est préférable de connaître les mécanismes du taux de sucre dans le sang (glycémie) et les ceux de l’hypo et hyper-glycémie.

L’insuline, au cœur du problème

Revenons rapidement sur l’insuline. Cette hormone, sécrétée par le pancréas, permet l’absorption du glucose du sang par les muscles et les organes tels que le cerveau. Sans cette insuline, le glucose reste dans le sang et ne peut être utilisé.

L'insuline est la clé qui permet l'absorption du glucose vers les muscles - schéma
On représente souvent l’insuline comme une clé qui permet l’accès au glucose vers les muscles et les organes.

Diabète de type 1 : l’absence d’insuline

Le diabète de type 1 est caractérisé par l’absence des cellules qui produisent de l’insuline (dans le pancreas). Sans insuline, on se retrouve très facilement en hyperglycémie : trop de sucre dans le sang.

Les symptômes du diabète de type 1 sont :

  • Une envie fréquente d’uriner, car le corps doit absolument se débarrasser de cet excès de glucose qu’il n’est pas capable d’utiliser.
  • D’une soif intense, pour la même raison.
  • D’un excès d’appétit, car les muscles et les organes ne peuvent pas recevoir l’énergie du glucose sans insuline. Ignorants le problème, il demandent donc au corps de manger pour apporter de l’énergie.
Schéma du diabète de type 1
Diabète de type 1 : l’absence d’insuline empêche le glucose de parvenir aux muscles et organes

Pourquoi les cellules qui produisent de l’insuline sont elle absentes ? Dans 90% des cas, ces cellules sont détruites par le système immunitaire (maladie auto-immune). Pour les 10% qui restent, on ne sait pas vraiment.

Diabète de type 2 : la résistance à l’insuline

Le diabète de type 2 est causé par une mauvaise alimentation, trop riche en glucides (sucres rapides et lents). Comme on le sait, le sang est dans ce cas chargé de glucose, et donc d’insuline. Si cette surcharge dure plusieurs mois, il se peut que le mécanisme se dérègle : les récepteurs d’insulines (les portes) sont sollicités trop souvent et finissent par ne plus s’activer lorsque l’insuline vient se fixer dessus. La porte reste alors fermée pour le glucose.

Du fait de cette hyperglycémie, le pancréas continue de sécréter plus d’insuline afin de faire baisser le taux de glucose. Elle est donc en surabondance.

Schéma du diabète type 2
Diabète de type 2 : la résistance à l’insuline empêche une partie glucose de parvenir aux muscles et organes

Dans le même temps, comme les récepteurs résistent à l’insuline, le glucose ne parvient pas suffisamment aux muscles. Le corps demande plus d’énergie, alors que le glucose est déjà en excès dans le sang. Comme on a trop souvent faim et qu’on cède, on entretient ce cercle vicieux de résistance à l’insuline. Une fois encore, le corps doit se débarrasser de ce dangereux excès de glucose par l’urine, ce qui épuise les reins.

Si ce mécanisme de résistance à l’insuline est entretenu pendant des années, une intolérance au glucose se manifeste, puis un diabète de type 2 se met en place.

Conclusion

L’origine du diabète de type 1 est encore mal comprise. Pour le diabète de type 2, on connaît les facteurs de risque, et pourtant, il progresse à grand pas… même chez les enfants ! Notre sédentarité et de notre mauvaise alimentation en sont les grands coupables.

La bonne nouvelle, c’est que, quel que soit votre age, vous pouvez prévenir voire même inverser ce mécanisme. Il faut donc logiquement se tourner vers une alimentation pauvre en sucres et vers l’exercice physique. Dans le cas d’une alimentation pauvre en sucre, vous tirez vos calories des lipides. N’hésitez donc pas à utiliser les bonnes sources de lipide tels que les noix, l’huile d’olive, l’avocat… Le jeûne intermittent est également recommandé.

Inversons la résistance à l'insuline - comic

La liste des conséquences de la résistance à l’insuline est longue, ne la sous-estimez pas.

Avez-vous déjà réussi à réduire drastiquement votre consommation de sucre ? Laissez un message dans les commentaires.

  1. Rapport mondial sur le diabète

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