Témoignage de Jérôme : vaincre la fatigue grâce à l’hormèse

Ceci est un article invité. Merci à Jérôme pour son témoignage inspirant.

Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Jérôme et je viens aujourd’hui vous livrer l’histoire de ma fatigue chronique. 

La fatigue s’installe 

La fatigue s’est installée chez moi progressivement et je ne comprenais pas pourquoi ni comment elle était arrivée dans ma vie. Une forme de déni je pense. C’est bien plus tard que j’allais comprendre qu’en réalité tout ça s’avérait logique. 

Les premiers signes sont apparus avec un stress chronique. Nous sommes alors en 2007, j’ai 26 ans. Très vite, les problèmes digestifs sont arrivés et l’anxiété se renforçait de jours en jours, sans compter les problèmes de sommeil. Qu’ai-je fait par ignorance ? La sourde oreille : j’ai continué à vivre ainsi. Donc, la fatigue devenait de plus en plus présente, ne trouvant ainsi plus vraiment de repos psychique, moral et physique. En plus, venait s’ajouter à tout cela une hygiène de vie pas toujours respectée ( fast food, alcool, tabac…). 

Les symptômes se renforçaient, avec une chronicité telle que mes forces venaient parfois à vraiment manquer. Mais j’avais encore de la ressource puisque, lorsque je quittais suffisamment longtemps les sources de stress, mon état s’améliorait

En 2012, j’ai découvert la spiritualité Hindoue et le végétarisme, qui ont été un véritable tournant dans ma vie. Un changement radical de mes habitudes, surtout en terme d’hygiène, m’a donné un temps de répit. J’ai vu certaines choses s’améliorer comme mes problèmes de digestion qui ont disparu complètement grâce à l’arrêt de l’alimentation carnée. En 2014, j’ai une autre réalisation : celle que le tout spirituel ne marche pas pour moi. Je dois donc tenter de rééquilibrer ça. Ce qui me mène à la naturopathie et l’hygiènisme dans lesquels je perçois une vérité et une justesse qui font écho en moi. 

La prise de conscience 

J’entame alors un tas d’expériences basées sur une alimentation « saine ». J’expérimente sur moi et je tente de convaincre mon entourage de me suivre dans ma démarche. Mais ceci fût vain, car trop radical. Toutefois, si ça peut vous rassurer, je n’avançais pas seul. Sur ce chemin, j’ai découvert des personnes comme Thierry Casanovas ou encore Pierre Dufraisse qui m’ont permis d’avancer et qui ont nourri mon expérience. Fin 2016, malgré toutes les choses que j’avais pu mettre en place dans ma vie, je n’avais fait que restreindre ma capacité adaptative et je vivais dans un véritable épuisement. Pour cause : mon manque de discernement et mon côté immature. Comment en suis-je arrivé là ? Par une conception de la santé qui se caractérisait par une vision dogmatique et religieuse, qui n’était pas en accord avec les principes inhérents de la nature. Les lois du vivant comme je les appelle. 

J’ai pris littéralement conscience que je m’étais fourvoyé sur le chemin qui était censé me rendre la santé et l’équilibre. À ce moment précis, je pars sur un nouveau questionnement : « Comment m’améliorer et devenir la meilleure version de moi-même. » Pourquoi ? Pour regagner mon autonomie, ma capacité de décision et donc mon indépendance. J’ai pris conscience qu’en rien je n’étais coupable de ce que j’étais devenu. J’étais le résultat de mon environnement et de ma façon de l’appréhender. Je devais remettre tout en cause une fois de plus : toute mon approche de santé et mes perceptions de la vie. 

L’hormèse 

Début 2017, je pars dans une toute autre expérience qui est celle de l’anti-fragilité et du renforcement, grâce aux pratiques hormétiques. L’hormèse est une loi qui permet de se renforcer grâce à des chocs ponctuels et assez forts pour devenir plus fort, via l’adaptation. La santé n’est rien d’autre que l’adaptation au stress quel qu’il soit. Dans cette pratique, l’équilibre entre effort et repos sont la clé du succès. Ce qui est motivant, c’est que l’on peut véritablement se challenger au jour le jour et avoir des sensations d’inconfort et de confort ensuite. Je suis parti tout feu tout flamme dans cette nouvelle aventure palpitante qui était à la fois forte et en même temps douce, car les progrès sont petits au départ. C’est une véritable école de l’humilité et de la vie parce qu’il faut apprendre à se connaitre soi-même. Je ne vous cache pas qu’il y a eu quelques loupés, mais ils font partie de l’apprentissage. Comme le dit si bien Idriss Aberkane  : «  L’échec est un diplôme ». Et c’est tellement vrai, tout dépend de la vision que l’on a de l’échec

Les quatre portes d’entrée de l’hormèse sont le jeûne, l’exposition au chaud et au froid, le sport à haute intensité et à intervalle courte, et la respiration. Je les ai toutes expérimentées, pour optimiser les résultats, mais graduellement bien sûr, et sans dépasser ma capacité adaptative. C’est ce qui est le plus difficile au départ, mais on est vite remis à notre place, alors pas de problème. 

Ma pratique 

J’ai commencé par le jeûne « intermittent » que je pratique encore. L’avantage que j’y ai trouvé est incontestablement le confort digestif et une meilleure assimilation des aliments. Évidemment, on y trouve une quantité d’autres bénéfices physiologique, comme pour toutes les autres pratiques hormétiques. 

Ensuite, j’ai pris régulièrement des douches froides le matin au réveil… et ça réveille ! Ceci m’a permis de vaincre la frilosité et de comprendre que le froid a vraiment des vertus thérapeutiques. 

Concernant l’activité physique, j’ai adopté le HIIT ou le TABATA qui me permettaient vraiment de me réchauffer quand j’en avais besoin, et en même temps de me renforcer physiquement. Aujourd’hui, je n’ai plus recours à cette activité mais mes pratiquent reste tout de même dans une démarche hormétique. 

Pour le chaud, j’ai investi dans une petite cabine individuelle de sauna pour avoir une meilleure résistance à la chaleur, ce qui permet d’avoir aussi une plus grande capacité adaptative notamment à l’effort physique. 

La respiration est la dernière voie que j’ai expérimentée, mais si je pouvais revenir en arrière, c’est celle que je privilégierais. En effet, cette pratique est particulièrement douce et donc moins risquée concernant le dépassement de la capacité adaptative. Les bienfaits ORL ont été sans précédent pour moi. Les méthodes que j’ai suivies sont les suivantes : Buteyko et Wim Hof

Wim Hof, surnommé « l’homme de glace »

Ma conclusion 

Pour ma part l’hormèse est, et reste, l’une des meilleures voies pour sortir de tout mauvais état de santé, pour la garder, et surtout pour l’améliorer. Les deux dernières années ont été riches, dans ma démarche de santé ainsi que dans ma régénération et ma guérison. Cette année est vraiment extraordinaire dans tous ses aspects et je peux vous dire que je suis guéri de la fatigue chronique parce que je n’ai plus de symptômes tels que le brouillard mental, le manque d’énergie et de vitalité, les insomnies, l’anxiété et le manque de tolérance au stress.

Pour conclure, je dirais que cette expérience n’est que le début d’une autre qui sera encore meilleure. Je ne peux que vous encourager à prendre ce chemin extraordinaire qu’est la voie de l’anti-fragilité.

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